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Dire que Jésus a un lien particulier, voire unique à Dieu, et qu’il est ressuscité, ne revient pas à affirmer qu’il est Dieu. Comme nous l’avons vu, la théologie de l’incarnation apparait plus de soixante-dix ans après la mort de Jésus, et la théologie trinitaire prend son essor au cours du IIe siècle. (…) ce qui semble important, c’est d’affirmer que le substrat de la foi est lisible de manière très explicite dans le témoignage des apôtres pour lesquels Jésus est un homme unique, sans...

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Dans la Bible, les humains reçoivent moins une définition d’eux-mêmes qu’une façon de se situer par rapport à Dieu, au cosmos et les uns par rapport aux autres. C’est par la qualité de ses relations que l’être humain devient l’image de Dieu qu’il est depuis toujours destiné à être. -André Myre1André Myre. 2007. Pour l’avenir du monde : la résurrection revisitée. Québec: Fides, p.49- Références[+] Références ↑1 André Myre. 2007. Pour l’avenir du monde : la résurrection revisitée. Québec: Fides, p.49

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Le scandale attaché aux épisodes de la vie de Jésus met en évidence les aspects importants de son enseignement. Et ce qui était scandalisant à cette époque peut être simplement normal aujourd’hui. Permettre que les femmes assistent à l’enseignement religieux, par exemple, n’est pas scandaleux dans la plupart des cultures aujourd’hui, mais au premier siècle (…) c’était préjudiciable à la réputation de Jésus en tant que rabbin. En reconnaissant ce genre de point de vue historique, nous pouvons mieux comprendre les accents de l’enseignement de...

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Jésus est le seul fondateur de religion, le seul grand sage ou mystique de l’histoire qui laisse planer un doute sur son identité véritable. Moïse, Confucius, le Bouddha, Socrate ou Mohammed ne sont jamais présentés autrement que comme de simples mortels. Qu’ils soient considérés comme des sages ou des prophètes, ce sont toujours des êtres humains à part entière : aucune parole laissant planer une ambigüité sur leur nature n’a été mise dans leur bouche par leurs disciples immédiats. Jésus fait exception1Frédéric Lenoir. 2010. Comment Jésus...

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S’informer vs comprendre Dans le premier chapitre de son livre How to Read a Book, Mortimer J. Adler fait une distinction entre lire pour s’informer et lire pour comprendre. Selon cet auteur, si on saisit immédiatement une communication quelconque, écrite ou parlée, nous acquérons de l’information. Mais si nous sommes incapables de faire sens des données qu’on nous expose, nous avons alors la possibilité d’apprendre, de comprendre. S’informer est facile. C’est pratiquement la répétition de notre savoir actuel ou du moins de quelque chose qui n’en est pas...

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Où est le critère par lequel on pourrait dire qu’une telle vie n’est pas légitime, qu’une telle expérience n’est pas valide et qu’une telle foi est une illusion? Existe-t-il, en fait, une meilleure vérité à propos des réalités ultimes que celle qui t’aide à vivre? Peu importe ce que le monde pense des expériences religieuses, celui qui en vit une possède un grand trésor lui procurant une source de vie, de sens et de beauté qui donne une nouvelle splendeur au monde et à l’humanité. -Carl Jung- (Psychology and Religion, 1938, p.113-41Cité par...

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Dans l’article précédent, j’ai résumé la théorie mimétique de René Girard en me basant principalement sur son livre Je vois Satan tomber comme l’éclair. Maintenant, voici une appréciation critique de sa thèse… Appréciation Dans l’ensemble, la thèse de Girard m’apparaît juste. Il a le mérite de mettre en lumière une dimension importante non seulement du désir mimétique, mais aussi des conséquences sociales qui en découlent jusque dans la dimension du sacré. Pour ce qui est du désir mimétique dans la Bible, il me semble qu’effectivement, dès le début...

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Dans son livre Comment je suis redevenu chrétien, Jean-Claude Guillebaud fait cette déclaration accrochante sur l’anthropologue René Girard : Pour mon entrée progressive dans ce deuxième cercle, celui de la subversion chrétienne, j’ai aussi une dette – immense – envers René Girard. (…) Son interprétation anthropologique – et très rationaliste au fond – du christianisme m’a immédiatement séduit, même si quelque chose en moi résistait. (Et résiste encore.) (…) Après l’avoir lu, on ne peut plus lire le message évangélique de la même façon. Girard est...

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Croyant, mais non pratiquant D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours cru en Dieu. Pour moi, la création elle-même dans sa complexité, son fonctionnement cohérent et ingénieux et sa splendeur est une preuve irréfutable de l’existence de Dieu. J’ai eu la chance d’entendre parler un peu de Jésus dans ma jeunesse. Par exemple, on m’a enseigné les fondements du christianisme à l’école primaire, dans mes cours d’enseignements religieux, dans ma préparation pour ma première communion et ma confirmation dans l’Église catholique. Excepté ces quelques moments...

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…la foi passe d’abord par l’authenticité, par le courage de s’admettre à soi-même que les choses ne vont pas. Puis, une fois cette étape franchie, nous avons l‘assurance que la foi nous propulsera au-delà du plafond de nuages sombres du désespoir qui plombe au-dessus de nos têtes, pour nous amener dans la quiétude tranquille et joyeuse qui règne auprès de Dieu. -Éric Wingender1L’Église évangélique québécoise francophone à l’orée du XXIe siècle, 1998, p.176- Références[+] Références ↑1 L’Église évangélique québécoise francophone à l’orée du XXIe siècle,...

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