La tradition d’appropriation hellénistique derrière 1 Co 8,6 selon John C. Collins

L’objectif de Collins est très clair dans son article « 1 Corinthians 8:6 and Romans 11:36: a Pauline confession with a Hellenistic setting »1Collins, C. John, « 1 Corinthians 8:6 and Romans 11:36: a Pauline confession with a Hellenistic setting », Presbyterion, 43 (2017), p. 55-68. : démontrer que le Juif Aristobule, vers la moitié du 2e siècle av. J.-C., « a commencé un processus d’appropriation » de philosophie grecque dans lequel Rm 11,36 et 1 Co 8,6 s’insèrent (p. 57). Plus précisément, il met en évidence le lien... Lire la suite

Andrew Byers sur l’expression “un seul corps” (1 Co 12-14)

L’image de la communauté comme un corps composé de différentes parties, que l’on retrouve ici et là dans les lettres de Paul, est souvent associé à la rhétorique impériale romaine par les théologiens. “Pas si vite!”, dit Andrew Byers. Dans son article intitulé « The One Body of the Shema in 1 Corinthians: An Ecclesiology of Christological Monotheism », Andrew Byers1Byers, Andrew, « The One Body of the Shema in 1 Corinthians: An Ecclesiology of Christological Monotheism », New Testament Studies, 62 (2016), p. 517-532.... Lire la suite

N. T. Wright sur le monothéisme christologique

Dans son livre The Climax of the Covenant: Christ and the Law in Pauline Theology (1992), N. T. Wright consacre un chapitre au rapport entre le monothéisme et la nouvelle foi chrétienne que Paul s’efforçait de transmettre en vue de créer une société alternative basée sur une nouvelle éthique1Nicholas T. Wright, The Climax of the Covenant: Christ and the Law in Pauline Theology, Minneapolis MN, Fortress, 1992, p. 120-136.. Je résume ici ce chapitre, intitulé “Monotheism, Christology and Ethics: 1 Corinthians 8”. La situation à... Lire la suite

Neurosciences et théologie (partie 5)

Dans les articles précédents, j’ai soulevé plusieurs questions éthiques concernant les avancées en neuroscience. L’apprivoisement du nouveau monde qu’est la neuroscience a comme effet de ranimer de vieilles questions sur la nature de l’homme. Considérant que chaque fonction cognitive est reliée à telle ou telle aire cérébrale, et considérant que l’augmentation ou la diminution de tel ou tel neurotransmetteur suscite soit l’euphorie, soit la dépression, il est facile de demander si l’être humain n’est pas conditionné par son corps. Comme Martha Farah l’affirme, “le progrès... Lire la suite

Neurosciences et théologie (partie 4)

4. La neuropsychologie La neuropsychologie est le domaine de la neuroscience qui s’intéresse aux “relations normales entre le cerveau et les comportements, ainsi que les changements qui surviennent lorsqu’un problème médical ou psychiatrique affecte le fonctionnement du cerveau1Association québécoise des neuropsychologues, “Travail du neuropsychologue”, [http://aqnp.ca/la-neuropsychologie/le-neuropsychologue/travail-du-neuropsychologue/] (consulté le 20 mars 2018)..” Dans cet article, je considère deux applications reliées à ce domaine et les questions éthiques qui peuvent en découler. 4.1. Exemple de neuropsychologie : comprendre les personnalités Les neurosciences sont de plus en plus appelées... Lire la suite

Neurosciences et théologie (partie 3)

La troisième des quatre branches du domaine des neurosciences est la neurochirurgie. Dans cet article, je décris brièvement en quoi consiste cette pratique, j’en dresse un petit survol historique et je parle d’un problème éthique qui peut en découler lorsque la recherche de neuro-amélioration n’a pas de garde-fous. 3. La neurochirurgie La neurochirurgie est la discipline médicale qui offre un traitement opératoire ou non opératoire visant la guérison des désordres des systèmes nerveux1Association de neurochirurgie du Québec, “Qu’est-ce que la neurochirurgie”, [http://www.ancq.net/fr/la_neurochirurgie/qu_estce_que_la_neurochirurgie.asp] (consulté le 19... Lire la suite

Neurosciences et théologie (partie 2)

Dans l’article précédent, j’ai considéré deux emplois controversés reliés à la neuroimagerie, et suggéré quelques pistes théologiques pour repenser ces débats. Je continue ici le dialogue entre bioéthique et théologie avec le deuxième volet des neurosciences mentionnés en introduction, la neuropharmacologie. 2. Une réflexion théologique sur les enjeux de la neuropharmacologie 2.1. Les visées thérapeutiques de la neuropharmacologie “La neuropharmalogie peut simplement être définie comme l’étude des médicaments qui affectent les tissus nerveux1Jack R. Cooper, Floyd E. Bloom et Robert H. Roth, The biochemical basis... Lire la suite

Neurosciences et théologie (partie 1)

Le cerveau est “l’objet naturel le plus complexe existant dans l’univers1Françoise Niessen et Olivier de Dinechin, Repères chrétiens en bioéthique, Paris, Salvator, 2015, p. 304.”. Il est comparable à “un continent” dont “l’exploration est loin d’être terminée2Françoise Niessen et Olivier de Dinechin, Repères chrétiens en bioéthique, p. 304.”. D’autres spécialistes en neurosciences affirment qu’il est “plus vaste que le ciel3Françoise Niessen et Olivier de Dinechin, Repères chrétiens en bioéthique, p. 304 n. 1.”. Que l’on compare le cerveau à un continent ou à l’étendue du... Lire la suite

Une théologie paulinienne de la communication (partie 1)

“Regarde-moi quand je te parle.” Le seul slogan de communication qu’on m’a inculqué en ma jeunesse. Six mots un peu lourds qui laissaient présager un moment semi-solennel de correction ou de conversation sérieuse que je désirais éviter. Je viens de trouver une nouvelle devise, plus positive, même si cette dernière se trouve aussi dans un contexte de tensions relationnelles. En lisant le deuxième volet de la correspondance entre Paul et les Corinthiens, un verset a retenu mon attention : Depuis longtemps, vous pensez que nous... Lire la suite

Les églises sans dénomination

Est-ce une faiblesse pour un pasteur d’être sans dénomination ? C’est ce qu’on me demandait dernièrement dans un échange sur les réseaux sociaux. Je publie à nouveau ma réponse ici. La Bible ne parle évidemment pas de “dénomination” (ça serait un anachronisme de penser le contraire, comme demander ce que Jésus pensait des cellulaires), mais elle parle de relations entre dirigeants dans l’Église primitive. Un des problèmes avec le pasteur sans dénomination, c’est qu’il n’a justement pas de pairs auprès de qui il est réellement... Lire la suite
Théophile © 2015