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Dans les articles précédents, j’ai soulevé plusieurs questions éthiques concernant les avancées en neuroscience. L’apprivoisement du nouveau monde qu’est la neuroscience a comme effet de ranimer de vieilles questions sur la nature de l’homme. Considérant que chaque fonction cognitive est reliée à telle ou telle aire cérébrale, et considérant que l’augmentation ou la diminution de tel ou tel neurotransmetteur suscite soit l’euphorie, soit la dépression, il est facile de demander si l’être humain n’est pas conditionné par son corps. Comme Martha Farah l’affirme, “le progrès...

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4. La neuropsychologie La neuropsychologie est le domaine de la neuroscience qui s’intéresse aux “relations normales entre le cerveau et les comportements, ainsi que les changements qui surviennent lorsqu’un problème médical ou psychiatrique affecte le fonctionnement du cerveau1Association québécoise des neuropsychologues, “Travail du neuropsychologue”, [http://aqnp.ca/la-neuropsychologie/le-neuropsychologue/travail-du-neuropsychologue/] (consulté le 20 mars 2018)..” Dans cet article, je considère deux applications reliées à ce domaine et les questions éthiques qui peuvent en découler. 4.1. Exemple de neuropsychologie : comprendre les personnalités Les neurosciences sont de plus en plus appelées...

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La troisième des quatre branches du domaine des neurosciences est la neurochirurgie. Dans cet article, je décris brièvement en quoi consiste cette pratique, j’en dresse un petit survol historique et je parle d’un problème éthique qui peut en découler lorsque la recherche de neuro-amélioration n’a pas de garde-fous. 3. La neurochirurgie La neurochirurgie est la discipline médicale qui offre un traitement opératoire ou non opératoire visant la guérison des désordres des systèmes nerveux1Association de neurochirurgie du Québec, “Qu’est-ce que la neurochirurgie”, [http://www.ancq.net/fr/la_neurochirurgie/qu_estce_que_la_neurochirurgie.asp] (consulté le 19...

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Dans l’article précédent, j’ai considéré deux emplois controversés reliés à la neuroimagerie, et suggéré quelques pistes théologiques pour repenser ces débats. Je continue ici le dialogue entre bioéthique et théologie avec le deuxième volet des neurosciences mentionnés en introduction, la neuropharmacologie. 2. Une réflexion théologique sur les enjeux de la neuropharmacologie 2.1. Les visées thérapeutiques de la neuropharmacologie “La neuropharmalogie peut simplement être définie comme l’étude des médicaments qui affectent les tissus nerveux1Jack R. Cooper, Floyd E. Bloom et Robert H. Roth, The biochemical basis...

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Le cerveau est “l’objet naturel le plus complexe existant dans l’univers1Françoise Niessen et Olivier de Dinechin, Repères chrétiens en bioéthique, Paris, Salvator, 2015, p. 304.”. Il est comparable à “un continent” dont “l’exploration est loin d’être terminée2Françoise Niessen et Olivier de Dinechin, Repères chrétiens en bioéthique, p. 304.”. D’autres spécialistes en neurosciences affirment qu’il est “plus vaste que le ciel3Françoise Niessen et Olivier de Dinechin, Repères chrétiens en bioéthique, p. 304 n. 1.”. Que l’on compare le cerveau à un continent ou à l’étendue du...

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“Regarde-moi quand je te parle.” Le seul slogan de communication qu’on m’a inculqué en ma jeunesse. Six mots un peu lourds qui laissaient présager un moment semi-solennel de correction ou de conversation sérieuse que je désirais éviter. Je viens de trouver une nouvelle devise, plus positive, même si cette dernière se trouve aussi dans un contexte de tensions relationnelles. En lisant le deuxième volet de la correspondance entre Paul et les Corinthiens, un verset a retenu mon attention : Depuis longtemps, vous pensez que nous...

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Est-ce une faiblesse pour un pasteur d’être sans dénomination ? C’est ce qu’on me demandait dernièrement dans un échange sur les réseaux sociaux. Je publie à nouveau ma réponse ici. La Bible ne parle évidemment pas de “dénomination” (ça serait un anachronisme de penser le contraire, comme demander ce que Jésus pensait des cellulaires), mais elle parle de relations entre dirigeants dans l’Église primitive. Un des problèmes avec le pasteur sans dénomination, c’est qu’il n’a justement pas de pairs auprès de qui il est réellement...

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Dieu n’a pas retenu à soi le bien-aimé, il l’a donné et a ainsi compris le monde lui-même dans son amour. En aimant Jésus jusqu’à la croix, il a aimé l’humanité comme son Fils et l’a introduite dans son mystère, pour que, demeurant dans son amour, elle poursuive son oeuvre1Yves-Jean Harder, « Amour », dans Jean-Yves Lacoste (éd), Dictionnaire critique de théologie, Paris, PUF, 1998, p. 36.. – Yves-Jean Harder – Références   [ + ] 1. ↑ Yves-Jean Harder, « Amour », dans Jean-Yves Lacoste (éd),...

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Dans l’article précédent, j’ai exposé les pièces à conviction concernant les manuscrits existants qui nous permettent de reconstruire la fin de l’évangile de Marc. Il s’agissait de la première partie d’une série de deux sur la fin de Marc. Nous avons vu que les manuscrits les plus anciens n’avaient pas les v. 9-20. Comment expliquer cela ? Marc désirait-il vraiment terminer son évangile avec les v. 7-8 qui affirment que les femmes ne dirent rien de l’annonce de la résurrection, car elles avaient peur ?...

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Peu de chrétiens, pour qui la Bible est centrale dans leur foi, savent à quel point ils sont tributaires d’un grand nombre de spécialistes en théologie. Je parle non seulement des traducteurs, mais aussi des experts en critique textuelle. Faces à plusieurs manuscrits ayant des variantes plus ou moins considérables, ces derniers sont impliqués dans une panoplie de décisions qui visent à reconstituer le texte biblique qui s’approche le plus de l’original. La plupart du temps, ces variantes sont mineures c’est-à-dire qu’elles sont courtes (une...

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