Une personne, un don, une réponse…

04/15/2010

Les premiers chrétiens suivaient un schéma déterminé dans leur présentation de la Parole de Dieu. (…) Nous ne pensons pas nous tromper de beaucoup en avançant les trois points suivant comme étant les données de base de la parole qu’ils annonçaient : Premièrement, ils prêchaient une personne : leur message était christocentrique. L’accent était mis avant tout sur sa croix et sur sa résurrection, sur sa puissance et sur l’importance décisive de son oeuvre. Deuxièmement, ils proclamaient un don : le don du pardon, le don de l’Esprit, le don de l’adoption et de la réconciliation. Troisièmement, ils attendaient une réponse : les apôtres ne se gênaient pas de demander à leurs auditeurs de prendre une décision pour ou contre Dieu, ce Dieu qui, lui, s’était décidé en leur faveur. Ils incitaient les gens à réagir au message qu’ils avaient entendu1Michael Green, L’évangélisation dans l’Église primitive, Saint-Légier, Emmaüs, 1981, p. 179-180.

Les grandes lignes directrices pour partager la Bonne nouvelle étaient simples au temps de l’Église primitive. Certes, les temps actuels et la culture québécoise sont autres que dans le livre des Actes, mais je pense que le principe devrait rester le même. S’il n’est presque plus possible de faire des discours à un auditoire dans la sphère publique comme Pierre à la synagogue et Paul à l’aréopage, je suis persuadé que nous pouvons présenter la personne de Jésus de façon adaptée aux personnes qui sont dans notre entourage : comme le Guérisseur à celui qui fait face à une sérieuse maladie ou à un problème physique, comme le Ressuscité à celui qui est mourant ou qui a un proche mourant, comme le Médiateur par excellence pour ceux qui sont déchirés par un conflit, comme celui qui pardonne toutes fautes pour ceux qui sont rongé par les remords du passé et la culpabilité, etc.

La bonne nouvelle peut prendre plusieurs formes différentes, mais en bout de ligne, elle revient à parler de la même personne : Jésus-Christ. Une personne, un don, une réponse : rien de plus simple!

Références   [ + ]

1. Michael Green, L’évangélisation dans l’Église primitive, Saint-Légier, Emmaüs, 1981, p. 179-180.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiéeRequired fields are marked *

Théophile © 2015