S’informer vs comprendre Dans le premier chapitre de son livre How to Read a Book, Mortimer J. Adler fait une distinction entre lire pour s’informer et lire pour comprendre. Selon cet auteur, si on saisit immédiatement une communication quelconque, écrite ou parlée, nous acquérons de l’information. Mais si nous sommes incapables de faire sens des données qu’on nous expose, nous avons alors la possibilité d’apprendre, de comprendre. S’informer est facile. C’est pratiquement la répétition de notre savoir actuel ou du moins de quelque chose qui n’en est pas…

Imaginez qu’une voyageuse, dans les Rocheuses [de l’Ouest canadien], découvre un paysage magnifique avec des montagnes dont les sommets sont couverts de neige. Elle peut se dire : « Ah! Un beau décor pour une carte postale! » Puis elle prend sa caméra et immortalise la scène. Il s’agirait là d’une utilisation de la beauté des montagnes pour une fin pratique spécifique. Si, cependant, elle disait simplement : « Ahhh! » comme l’expression qu’elle savoure la beauté autour d’elle, son rapport au paysage n’en serait pas un utilitariste. Elle valoriserait le paysage pour lui-même1Clifford Williams. 2002….

La soif de savoir offre à l’homme la possibilité d’agir sur le monde, de le façonner et d’élargir son champ de vision. D’ailleurs la liberté de chercher ne constitue-t-elle pas pour Augustin « la première des libertés »? Cette quête doit cependant être axée sur la recherche de la vérité. Car l’attrait qu’exerce chez l’homme le pouvoir de la raison et de l’intellect peut, s’il y succombe, l’amener à vouloir se passer de Dieu. Et même s’il loue dans « De vera religione » le plaisir immédiat de savoir et la joie instinctive…

“Il y a une différence radicale entre ces deux sortes de connaissance : la connaissance associée aux sciences naturelles et la connaissance impliquée dans les relations interpersonnelles. Nous expérimentons cette différence radicale, par exemple, quand quelqu’un à propos de qui nous étions entrain de parler arrive de façon inattendue. Nous pouvons discuter d’une personne absente d’une façon qui nous laisse le plein contrôle de la discussion. Mais si la personne entre dans le local, nous devons soit arrêter la conversation ou changer notre mode de…

Un deuxième point qui est à souligner dès le début, à cause de sa pertinence contemporaine, est la structure bipolaire des Écritures, objective et subjective. Nous devons toujours être préoccupés à propos du contenu de ce qui a été révélé et des façons que l’on reçoit et s’approprie ce contenu. Nous devons faire attention de ne pas supprimer un de ces deux aspects. L’orthodoxie tend à mettre l’emphase sur la nature propositionnelle de la révélation et cela aux dépens de sa nature existentielle. De l’autre…

Les pèlerins chrétiens ont une foi solide tout en cherchant constamment. Ils sont satisfaits de leur foi, mais en même temps, ils recherchent un dépassement spirituel. Ils sont des apprenants heureux de ce qu’ils savent, mais ils ont soif de plus. Même si leur foi est réglée et sûre, elle n’est pas stagnante. Leur but est de continuer à avancer. -Clifford Williams1Clifford Williams. 2002. The Life of the Mind : A Christian’s Perspective. Grand Rapids: Baker Academic, p.63- Références   [ + ] 1. ↑ Clifford Williams. 2002….

Renart Léveillé à récemment écrit un article intitulé “La religion causerait un problème cognitif chez les enfants“. J’aimerais offrir quelques critiques et appréciations en réponse aux idées du chroniqueur. Le premier paragraphe de son article commence ainsi : “Selon une étude publiée au début de juillet dans la revue scientifique Cognitive Science, les enfants qui ne sont pas exposés à la religion sont plus aptes à reconnaître ce qui est fictif de ce qui ne l’est pas. En effet, les sujets de l’étude (des enfants…

“La Bible n’est pas un code pratique nous donnant explicitement des informations sur le choix d’un conjoint, d’une carrière, l’achat d’une maison ou la construction d’une église. Nous avons tous souhaité à un moment donné que la Bible fut ce genre de livre, mais ce n’est pas le cas parce que Dieu s’intéresse à quelque chose de mieux que de nous faire suivre une liste de choses à faire. Il veut notre transformation. Dieu ne veut pas seulement une obéissance externe à ses commandements. Il…

« Le véritable maître est toujours en situation d’apprentissage par rapport à son apprenti. Il va même souligner auprès de son apprenti et de l’entourage la contribution que ce dernier apporte à sa propre maîtrise. »   – Jean-François Malherbe –  (cité par Christophe Gaignon, “De la relation d’aide à la relation d’être”, 2006, p142).  Cette citation ne nous invite pas seulement à rester enseignable, mais à admettre que toute interaction interpersonnelle est un enrichissement instructif. Je pense que Malherbe parle de l’attitude du vrai chercheur, d’une attitude…