Mini-réflexion sur la différentiation et la cohésion

01/02/2019

Tout est apporté à l’existence en étant différencié1John H. Walton, The Lost World of Genesis One, Downers Grove IL, InterVarsity, 2009, p. 51..

Je crois que John Walton, qui tire ce principe de Genèse 1, ne m’en voudrait pas trop si j’ajoutais à sa belle phrase frappée “et nommé.” Tout est apporté à l’existence en étant différencié et nommé.

Dieu sépara… Dieu nomma.

C’est vrai à l’interne (sur le plan psychologique, voir “self-differentiation” et “Internal Family System“) qu’à l’externe (processus d’individuation, reconnaissance des peuples ethniques, etc.). Cette sagesse hébraïque me semble aussi mettre en lumière un aspect positif du postmodernisme : la reconnaissance des contextes, des adresses, de nos limites, de notre histoire.

Parfois, à trop vouloir l’harmonie et l’unité, on passe par-dessus ce principe de différentiation. Mais la vraie cohésion passe par la reconnaissance des parties. Et le fait que deux êtres partagent une même origine constitue également le dénominateur commun empêchant de verser dans l’émiettement.

J’avais un professeur, philosophe né, qui disait que dès l’âge de 10 ans, il cherchait le principe de cohésion de l’univers. Ma méditation sur cette question m’amène ici pour l’instant : il se trouve dans le paradoxe de la reconnaissance d’une origine et d’une finalité commune et la reconnaissance des différences des parties. “Pour nous, il y a un seul Dieu, de qui toutes choses viennent et vers qui nous allons et un seul Seigneur, par qui toutes choses vont et par qui nous allons” (1 Co 8,6).

Références   [ + ]

1. John H. Walton, The Lost World of Genesis One, Downers Grove IL, InterVarsity, 2009, p. 51.

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