Théologie de l’environnement (partie 1)

11/04/2017

Mardi de la semaine passée, j’étais dans un pub avec des amis et le canot-camping vint sur le sujet. Quelques instants plus tard, nous avions regardé la météo et nous étions trois qui pouvaient se permettre de partir deux-trois jours. Moins de 24h plus tard, nous étions en train de regarder un beau couché de soleil sur une île sablonneuse et, quelques instants après, à se faire des pitas shawarma gratinés au brie et fumés au feu en regardant un ciel aux milliers d’étoiles : un délice à la fois pour le corps et l’âme ! Je suis un passionné de plein air. Que ce soit de partir en canot-camping ou faire une journée de hicking, j’aime être en contact avec la nature. C’est tellement apaisant pour l’âme et bénéfique pour la santé mentale.

En parallèle à cet amour de la nature se trouve la menace du réchauffement climatique et de l’exploitation outrancière de la terre par l’humain.

Dans un tel contexte, des questions s’imposent à nous : qu’est-ce que la Bible a à dire sur le thème de l’environnement ? Quelle est la valeur de la nature selon les Écritures ? Quels sont le rôle et les responsabilités humaines vis-à-vis la planète ? Peut-être que vous vous dites aussi : n’est-ce pas là une question anachronique ? La problématique environnementale n’est-elle pas une préoccupation moderne absente des questionnements socioculturels des temps bibliques ?

J’aimerais faire une petite série d’articles à propos de ce sujet et explorer cinq grandes pistes de réflexion qui stimuleront notre pensée concernant ces questions. Dans ce qui suit, j’aborderai les points 1 er 2, et dans un prochain texte, les points 3 à 5.

1. Différence entre les temps bibliques et les temps modernes

Premièrement, il faut admettre la distance socioculturelle entre nous, Québécois et Québécoises du 21e siècle et les Juifs des temps bibliques. Il faut dire qu’il n’y a pas d’équivalent, dans la Bible, au mot français “environnement”. Nos préoccupations ne sont pas les mêmes que les leurs. Parler d’une théologie de l’environnement représente-t-il un anachronisme ? Pour éviter d’imposer notre grille de lecture sur le texte biblique, prenons le temps de définir ce qu’on veut dire par « environnement » et de cerner le langage propre aux Écritures.

1.1 Définition de l’environnement

De nos jours, le français possède une grande variété de mots pour traduire son souci de l’environnement. On parlera, par exemple, de nature, d’écosystèmes, de faune, de flore, etc. Or, nous verrons que pratiquement aucun de ces mots n’est utilisé dans la Bible.

Prenons le temps, d’abord, de définir le mot “environnement” puisque cet article tente de développer une théologie allant dans ce sens. Le dictionnaire Larousse offre différentes définitions de ce mot, notamment les deux suivantes :

  • “Ensemble des éléments qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins.”
  • “Ensemble des éléments objectifs (qualité de l’air, bruit, etc.) et subjectifs (beauté d’un paysage, qualité d’un site, etc.) constituant le cadre de vie d’un individu.”

Dans la première définition, on constate déjà la relation de dépendance des êtres vivants aux éléments naturels qui l’environnent. La deuxième, quant à elle, met l’accent sur le fait que l’environnement possède des propriétés qui lui sont propres, mais aussi qui produisent un effet sensoriel et voire même affectif (qui, en arrivant au sommet d’un mont, n’a jamais levé les bras en signe d’ébahissement de la grandeur de la nature ?). Dans les deux définitions, le point central est l’humain ou une espèce vivante : ce sont les “éléments qui entourent un individu ou une espèce” ou “constituant le cadre de vie d’un individu”. On pourrait donc dire que la définition de l’environnement est anthropocentrique : centré vers l’humain et son cadre de vie (nous verrons que le point de vue biblique est plutôt cosmologique : l’accent est sur la création de Dieu dans son ensemble, et l’humain y représente un élément parmi tant d’autres). Bref, l’environnement est l’ensemble des éléments qui entourent les êtres vivants, éléments qui possèdent des propriétés en soient permettant l’émergence, le maintient et la qualité de la vie.

1.2 Les termes bibliques relatifs à l’environnement

Comme mentionné ci-haut, il n’y a aucune référence à la faune, la flore, les écosystèmes ni même à l’environnement dans la Bible. Et celle-ci n’utilise pas le mot « nature » comme nous le faisons pour désigner les écosystèmes avec les animaux qu’ils contiennent. « L’hébreu n’a pas de mot pour exprimer le concept grec de la nature (physis)1Verlyn D. Verbrugge. 2000. New International Dictionary of New Testament Theology. Grand Rapids: Zondervan, p. 596.. » Dans le NT, le mot grec physis (duquel vient le mot français “physique”), traduit par nature, revient parfois, mais ce n’est pas pour parler de la nature comme écosystème, mais plutôt de la nature humaine2Pour le mot physis dans le NT, voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-phusis-5449.html > Consulté le 29 octobre 2017..

Devrions-nous en déduire que la Bible n’a rien à dire sur le sujet ? Il me semble que d’autres expressions que l’on retrouve dans les Écritures peuvent nourrir notre réflexion ici.

Dans la Bible, c’est l’expression « le ciel et la terre » qui est employée pour faire référence à l’ensemble du monde créé. On retrouve souvent la terre mentionnée seule3Voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-hebreu-erets-776.html > Consulté le 4 novembre 2017.. Une expression allant dans le même sens est « toutes choses » comme en Jérémie 10,16 où il est dit que Dieu n’est pas comme les idoles, « car c’est lui qui a formé toutes choses » ou encore 1 Co 8,6 qui dit « il y a un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses… »

Un troisième terme qui chevauche notre thématique est le mot « monde » (tebel en hébreu ; kosmos en grec)4Pour l’utilisation du mot tebel dans l’AT, voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-hebreu-tebel-8398.html > et pour cosmos dans le NT, voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-kosmos-2889.html >. Consulté le 27 octobre 2017. « Le nom kosmos dénotait originalement les édifices et les constructions, et plus particulièrement l’ordre de façon générale ou spécifique. (…) Dans la philosophie grecque, kosmos est devenu le principal terme pour parler de l’ordre du monde, le système mondial, l’univers, ainsi que les habitants de la terre, les êtres humains. (…) Le concept du cosmos, dans la philosophie grecque, peut être vu à la lumière de cette question : comment est-ce possible qu’avec toutes les choses individuelles qui entrent en conflit les unes avec les autres (le ciel et la terre, Dieu et les humains, et les êtres vivants), le monde ne soit pas détruit ? La réponse fondamentale était que ces choses étaient tenues ensemble par un principe embrassant toutes choses, désigné par le mot cosmos » (Verbrugge 2000, 315).. Ce mot possède au moins deux sens. Il peut faire référence à la terre comme dans le Ps 24,1 : « A l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde (tebel) et ceux qui l’habitent ! ». Et, comme en français, le monde peut désigner les habitants de la terre. C’est ce qu’on voit en És 13,11 où il est écrit : « Je punirai le monde (tebel) pour sa malice »).

De plus, la Bible emprunte constamment des symboles naturels pour illustrer des vérités théologiques : la personne qui s’imbibe de la Parole de Dieu et qui ne marche pas selon les conseils des moqueurs est comparée, dans le Ps 1, à « un arbre planté près d’un courant d’eau, dont le feuillage ne flétrit pas ». Des illustrations naturelles comme celle-là se comptent par centaines dans la Bible.

1.3 Différence entre les notions contemporaines et anciennes

Bref, bien que la Bible ne parle pas d’environnement proprement dit, elle parle du « ciel et de la terre » et de « toutes choses » pour référer à l’ensemble du monde créé ce qui dépasse le cadre de notre sujet, puisque le monde créé inclut aussi les anges, par exemple. Elle réfléchit également au « monde » comme synonyme d’habitation humaine. De cette différence de terminologie, il ressort que la Bible a un point de vue plus universel que le mot « environnement » ne le désigne.

Avant même d’avoir exploré plus en profondeur certains textes, cette petite analyse du langage d’aujourd’hui et d’hier suffit pour admettre la différence de contextes socioculturels entre les Juifs des temps bibliques et notre culture québécoise. Les défis écologiques auxquels nous faisons face ne faisaient pas partie de leurs préoccupations. Néanmoins, les Écritures contiennent quand même un langage et des principes liés à la terre qui sauront stimuler notre réflexion vis-à-vis du thème de l’environnement. L’un de ces premiers principes concerne les raisons d’être de l’humanité telle qu’on la décrit dans le récit de la Genèse…

2. L’humain et le reste de la création selon la Genèse

2.1 “J’ai des relations de qualité donc je suis”

Le récit de la Genèse répond, entre autres, à ces trois questions : « qui est Dieu ? » , « pourquoi l’être humain a-t-il été créé ? » et « que représente les éléments naturels ? ».

Comme André Myre le dit « dans la Bible, les humains reçoivent moins une définition d’eux-mêmes qu’une façon de se situer par rapport à Dieu, au cosmos et les uns par rapport aux autres. C’est par la qualité de ses relations que l’être humain devient l’image de Dieu qu’il est depuis toujours destiné à être5André Myre. 2007. Pour l’avenir du monde : la résurrection revisitée. Québec: Fides, p. 49.. » Autrement dit, l’être humain est parce qu’il a des relations. “J’ai des relations de qualité, donc je suis” est la philosophie biblique. Richard Middleton poursuit sur cette notion en nous aidant à comprendre l’extension des relations dont parle la Bible :

La plupart [des chrétiens] tendent à réduire cela aux relations intimes ou familiales. Mais la notion de ‘relations’ est comme un parapluie qui recouvre pratiquement tout. Je suis en relation non seulement avec des personnes, mais aussi avec des institutions sociales et politiques, des traditions, l’environnement, les animaux, la nourriture, l’espace et le temps, la naissance et la mort, l’histoire, la science et l’art. Je suis relié à la technologie, au divertissement, aux systèmes économiques, aux idées et idéologies, à la maladie, à la souffrance, à la consommation, à la globalisation, à la violence, ainsi de suite6J. Richard Middleton. 2014. A New Heaven and a New Earth: Reclaiming Biblical Eschatology. Grand Rapids MI: Baker Academic, p. 22.

L’humain est donc invité, dans une perspective biblique, à se questionner sur la qualité de ses liens à toutes choses, puisque Dieu a créé toutes choses.

2.2 Le rapport à la terre

Mais en même temps, le récit de la Genèse dépeint l’être humain comme ayant quatre relations fondamentales : la relation à la terre, aux animaux, à son vis-à-vis et la relation à Dieu. Par exemple, Genèse 2,15 dit : « L’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour [pour chanter des louanges à Dieu ? Pour sa gloire ? Pour l’adorer ? Non ! Pour…] le cultiver et pour le garder. » “C’est par le ‘travail’ que s’établit la relation existentielle entre lui et la terre nourricière7Römer 2016, p. 35.” Une des quatre raisons d’être de l’humain concerne son rapport à la terre : jardiner, profiter de la terre en mangeant ses fruits et légumes, boire du vin, de la bière, faire du canot-camping, du hicking, faire de la plonger sous marine, être en contact avec la planète dans toute sa diversité ! C’est ce qui nous pousse, par un trop-plein de joie, à remercier spontanément le Créateur, c’est une des choses qui glorifie Dieu.

Richard Middleton affirme que, dans une perspective vétérotestamentaire, la raison d’être de l’humain comprend aussi le développement des cultures et l’environnement :

Contrairement à la notion populaire que nous sommes faits pour adorer et louer Dieu, la Bible suggère un but plus “terre-à-terre” pour les humains faits à l’image de Dieu. Cela comprend le développement de la culture et les soins de l’environnement terrestre. Mais le péché de l’homme (compris comme rébellion et violence) a bloqué l’intention originelle du Créateur concernant l’épanouissement de la vie sur terre8Middleton 2015, p. 17.

Cette responsabilité écologique est présente dans l’expression “pour le cultiver et pour le garder”. Le mot “garder” en hébreu est shamar. Il revient en Genèse 4,9 : « L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : je ne sais pas, suis-je le gardien (shamar) de mon frère ? » Il est intéressant que le récit laisse ouverte cette question : Dieu ne répond pas. Mais cela va de soi : au même titre que l’humain est appelé à “garder” la jardin des forces du chaos, il est appelé à garder son frère des forces du chaos humain appelé “violence”. La relation fondamentale au vis-à-vis reviendra dans le plus grand commandement qui est double : aimer Dieu et son prochain. On voit déjà là une certaine hiérarchisation des quatre relations fondamentales. Après l’histoire de la chute d’Adam et Ève, la Bible mettra l’accent sur la réconciliation avec Dieu qui est perçu comme le remède au brisement des autres relations fondamentales : lorsque chacun fait ce qui est bien à ses propres yeux, le chaos ne tarde pas à s’installer dans toutes les relations.

Comme l’environnement comprend aussi les animaux, considérons rapidement comment la Genèse dépeint cette autre relation fondamentale.

2.3 Le rapport avec les animaux

Dans la Genèse, on voit aussi un rapport harmonieux et non violent avec les animaux. En Genèse 1,28 il est écrit : « Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et l’assujettissez (kabash) et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » Il est vrai que kabash veut dire “assujettir, soumettre”, mais dans le contexte du récit, le terme n’est aucunement péjoratif. Il pointe plutôt vers la responsabilité des humains de protéger l’espace de vie contre les forces du désordre. Dans le POA, cette responsabilité revenait aux rois habituellement, mais le récit de la Genèse démocratise cette responsabilité comme Thomas Römer l’explique :

Ces deux thèmes – ‘l’être humain à l’image de Dieu’ et ‘l’être humain dominant les animaux’ – remontent probablement l’une et l’autre à l’idéologie royale de l’Orient ancien : Le roi (en Égypte notamment) est célébré comme ‘image’ du Dieu Râ pour son peuple, pour son royaume, voire pour le monde ; il en est le représentant sur terre ; il est aussi considéré comme ‘le seigneur des animaux [sauvages]’, celui qui doit protéger son royaume face à l’hostilité du monde extérieur. En revanche, en Gn 1, c’est l’être humain en général – donc tout être humain (et non pas un être humain en particulier, ni une dynastie spécifique) – qui est institué par Dieu pour exercer la royauté sur l’espace de vie qu’il partage avec les animaux9Thomas Römer. 2016. L’Ancien Testament commenté : la Genèse. Montréal: Novalis, p. 30..

Ainsi, ce n’est pas seulement tel ou tel individu ou tel groupe de personne qui est responsables d’être de bons intendants du royaume animal, mais tout être humain. C’est mieux qu’un commandement, c’est une raison d’être. C’est une vocation.

De plus, il faut dire que la domination qu’exerçait l’humain (comme roi de la création) était une domination non violente. Le récit le démontre en faisant une description du couple primordiale et des animaux comme n’étant pas carnivores :

Ici, les humains, comme les animaux sont présentés comme des végétariens. De plus, dans la mesure où ils s’intéressent à des produits végétaux différents, toute concurrence relative à leur approvisionnement est exclue. Cela signifie que, d’après le premier récit de la création, ni les animaux ni les humains n’ont le droit ou le besoin de se nourrir d’autres êtres vivants. Ainsi, la ‘domination’ exercée par l’être humain est privée d’une composante importante, à savoir le droit de vie ou de mort sur les subordonnés. Que reste-t-il alors aux humains en matière de domination sur les animaux ? Monter un âne, mettre un bœuf à la charrue, traire une vache, tondre un mouton… guère plus ! (…) Manifestement, le texte fait l’éloge d’une hiérarchie sans violence10Thomas Römer. 2016. L’Ancien Testament commenté : la Genèse. Montréal: Novalis, p. 30..

Il va de soit que le portrait dressé par le récit de la Genèse illustre bien l’idéal de Dieu : un monde sans violence entre les humains et les animaux (et entre les animaux eux-mêmes) et un cosmos où les gens prennent soin de l’environnement en étant conscient de leur appel à en être les gardiens. Le prophète Ésaïe (11,6-9) s’inspira sans doute de la Genèse lorsqu’il décrit cette scène eschatologique harmonieuse  :

Le loup habitera avec l’agneau et la panthère se couchera avec le chevreau. Le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte. Et le lion, comme le boeuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère et l’enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte, car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent11La raison donné pour un cosmos restauré est que tout le monde connaîtra Dieu ﹣relation fondamentale primordiale﹣, dans le sens que tous les êtres vivants énumérés, même les animaux, auront une relation adéquate avec Dieu, cf. Psaume 104 et 148 où même les animaux espèrent en et louent Dieu..

Si deux des quatre relations fondamentales de l’être humain concernaient les animaux et la terre alors pourquoi est-ce que ces deux éléments ne sont pas valorisés dans les milieux chrétiens (chants ? prédications ? causes sociales ?) ? J’explorerai cette question dans un prochain article.

Références   [ + ]

1. Verlyn D. Verbrugge. 2000. New International Dictionary of New Testament Theology. Grand Rapids: Zondervan, p. 596.
2. Pour le mot physis dans le NT, voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-phusis-5449.html > Consulté le 29 octobre 2017.
3. Voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-hebreu-erets-776.html > Consulté le 4 novembre 2017.
4. Pour l’utilisation du mot tebel dans l’AT, voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-hebreu-tebel-8398.html > et pour cosmos dans le NT, voir < https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-kosmos-2889.html >. Consulté le 27 octobre 2017. « Le nom kosmos dénotait originalement les édifices et les constructions, et plus particulièrement l’ordre de façon générale ou spécifique. (…) Dans la philosophie grecque, kosmos est devenu le principal terme pour parler de l’ordre du monde, le système mondial, l’univers, ainsi que les habitants de la terre, les êtres humains. (…) Le concept du cosmos, dans la philosophie grecque, peut être vu à la lumière de cette question : comment est-ce possible qu’avec toutes les choses individuelles qui entrent en conflit les unes avec les autres (le ciel et la terre, Dieu et les humains, et les êtres vivants), le monde ne soit pas détruit ? La réponse fondamentale était que ces choses étaient tenues ensemble par un principe embrassant toutes choses, désigné par le mot cosmos » (Verbrugge 2000, 315).
5. André Myre. 2007. Pour l’avenir du monde : la résurrection revisitée. Québec: Fides, p. 49.
6. J. Richard Middleton. 2014. A New Heaven and a New Earth: Reclaiming Biblical Eschatology. Grand Rapids MI: Baker Academic, p. 22
7. Römer 2016, p. 35
8. Middleton 2015, p. 17
9, 10. Thomas Römer. 2016. L’Ancien Testament commenté : la Genèse. Montréal: Novalis, p. 30.
11. La raison donné pour un cosmos restauré est que tout le monde connaîtra Dieu ﹣relation fondamentale primordiale﹣, dans le sens que tous les êtres vivants énumérés, même les animaux, auront une relation adéquate avec Dieu, cf. Psaume 104 et 148 où même les animaux espèrent en et louent Dieu.

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