Le Coran confirme-t-il la Bible?

06/21/2011

“Dis à qui se déclare ennemi de Gabriel que c’est lui qui, sur ordre de Dieu, a déposé progressivement dans ton cœur le Coran qui confirme les Écritures antérieures et qui constitue en même temps un guide et une bonne nouvelle pour les fidèles.”
-Le Coran, Sourate 2,97 (Al-Baqara)

Le Coran ne prétend pas commencer une nouvelle religion. Il prétend confirmer les révélations passées confinées dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Que confirme-t-il exactement? Personnellement, je trouve qu’il entre en rupture avec la Bible beaucoup plus qu’il ne confirme quoi que ce soit. Prenons, par exemple, la question CENTRALE du sacrifice. Celle-ci est élémentaire à la fois à l’Ancien et au Nouveau Testament…

Dans l’Ancien Testament, Abraham fut appelé par Dieu à sacrifier son fils unique [qu’il avait eu de sa femme légitime]. En se dirigeant vers le sommet de la montagne, Isaac demanda à son père Abraham : “Voici le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste?” (Genèse 22:7) La réponse d’Abraham fut : “Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste.” (Genèse 22:8). Comme Abraham allait égorger son fils par obéissance à Dieu, l’Ange de l’Éternel l’appela à la dernière seconde et l’empêcha. L’Ange de l’Éternel lui dit : “N’avance pas ta main sur l’enfant et ne lui fais rien car je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.” (Genèse 22:12) Par la suite, Abraham trouva un bélier prit dans un buisson et il s’en servit comme sacrifice à la place de son fils. Il donna le nom de Jéhovah Jireh à ce lieu, c’est-à-dire Dieu pourvoie après quoi le texte biblique affirme : “C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui: A la montagne de l’Eternel il sera pourvu.”(Genèse 22:14) Notez le futur ici et notez aussi en quoi consiste le provision divine : le sacrifice. Ensuite, dans les versets 16 à 18, l’Éternel jure à Abraham qu’il bénira toutes les familles de la terre parce qu’il [encore une fois] ne lui a pas refusé son fils unique.

Dans l’Ancien Testament, par la suite, on voit toute l’importance de la question du sacrifice par l’institution du tabernacle, de la tribus de Lévis comme sacrificateurs et du temple à Jérusalem. On parle ici du sacrifice expiatoire comme un élément MAJEURE dans l’Ancien Testament qui est présent de A à Z.

Dans le Nouveau Testament, on voit clairement la continuité ou mieux encore, l’accomplissement : “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique [comme Abraham, le père de la foi], afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle.” (Jean 3:16). L’acte d’obéissance d’Abraham qui allait sacrifier son fils unique était la préfiguration de Dieu le Père qui allait offrir son Fils Unique à la croix pour pardonner les péchés du monde car dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament “sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon.” (Lévitique 17:11, Hébreux 9:22)

Dans le Coran, quelle place joue la question du sacrifice qui était si CENTRALE dans l’Ancien et le Nouveau Testament? Aucune : “Redoutez le jour où aucune âme ne pourra prêter assistance à une autre âme, où aucun rachat ne pourra être effectué en sa faveur, où nulle intercession ne sera admise et où les négateurs ne pourront bénéficier d’aucun secours !” Le Coran : Sourate 2.123 (Al-Baqara)

D’autres éléments vitaux concernant la Bible sont contredit par le Coran tel l’identité de Jésus-Christ. Cependant, je garderai ça pour un autre post. Contentons-nous de se rappeler qu’il y a une divergence importante entre la Bible et le Coran sur l’importante question du sacrifice. Alors que c’est inacceptable dans l’Islam, dans le christianisme, cela est d’une importance cruciale : c’est par ce moyen que le Dieu infiniment saint et juste pardonne nos péchés par amour.

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